20.1.14

switch and balance


Parfois il est difficile d'imaginer que les choses puissent changer. Et puis on les regarde différemment et on s'aperçoit qu'elles changent !

Déjà une semaine que nous avons fait l'échange avec J. Il est à la maison, je suis au travail. Son gros projet de fin d'année terminé, nous avons décidé qu'il s'occuperait des enfants, des poules, du chat, de la maison pendant les huit heures qui me retiennent au travail. L'an passé j'étais tranquille avec le fait de rester à la maison, de m'occuper des enfants, et de prendre le temps d'utiliser des couches, mouchoirs, lingettes, serviettes de tables lavables, de faire ma lessive, mon produit vaisselle, mon savon ou mon stick à lèvres. Il me fallait du temps pour arriver à mettre en place tout ça.

Cette semaine, je me suis un peu demandée. Va-t-il rentrer du supermarché les bras chargés de mouchoirs en papier et de sopalin ? Et bien je dois dire que je vis avec une sorte de héros très spécial. Il a pris son nouveau poste avec simplicité et courage. Pas de kleenexes ou de sopalin en vue. Il est juste fan des mouchoirs lavables. Machines ou cuisine n'avaient déjà pas de secret pour lui. Le ménage ne l'a pas vraiment effrayé. Il a sa technique, ses techniques, qui ne sont pas forcément les miennes. Moi qui veut toujours avoir raison, j'essaie de ne pas attendre que les choses soient rangées comme je le faisais, ou organisées à ma manière. Je me pince un peu la langue pour en dire le moins possible et cela m'évite finalement de me sentir contrariée. J'essaie de voir les choses différemment, je grimpe les marches de l'humilité petit à petit. Un échange. Et quand Issa trouve une robe de lili rangée au milieu de ses pulls, nous sourions tous de l'entendre dire "mais papa il est dans la lune !"

Janvier va être ce mois de l'échange et de l'équilibrage. Février va être un nouveau chemin à trouver. Je sais que j'aurai déjà des déplacements, à Paris, ailleurs et même beaucoup plus loin. Et Jean ne sera pas éternellement à la maison. Le Mali l'appelle déjà. Il nous faudra penser des solutions, pour les enfants, pour l'allaitement, que je ne suis pas prête à arrêter pour des questions de travail cette fois. Oh une nuit loin de lili, je ne peux pas encore l'imaginer. On trouvera.




Sometimes you do not even imagine that things could change, and you need to look at them differently, until they can! 

Already one week that we made that switch with J. He is at home, I am at work. His main artistic project of the moment ended at the beginning of January and we decided both that he would check kids and house, chickens and cat while I go back eight hours a day at work. During all 2013, I was pleased to have so much time at home, to take care of the children and to take advantage of that to use washable diapers, handkerchieves, napkins, baby wipes, to make my own laundry liquid, wash liquid, soap or lip balm. I understood that I needed time to come towards all washable, and this year was a good step for it.
And this week, I was asking myself. Will he come back from the supermarket, arms full of disposal handkerchieves and napkins? Well, I just live with a special kind of hero. He took up his new post simply and bravely as I always knew from him. No napkins or handkerchieves. He just fell in love with the washable ones. Washing machine or housekeeping, preparing lunch or making dinner, he is not seeing any problem with that. I try not to say anything even if it is not done the way I was doing it. And for me, it is not easy. I try to find my way to humility. And when issa founds a dress of lili put away in his cupboard, everybody smiles. "Oh daddy is on the moon"...

January is going to be that kind of switch and balance. February may be another one. I know I will have to travel for my work, to Paris, and it might be really farther too. And J. won't be eternally at home. Mali is at the door. We will have to balance again, find solutions, for the kids, for the breast-feeding that I am not ready to stop because of work. Oh one night far from lili, I can not imagine it for the moment. We'll balance.

8 commentaires:

  1. Balance, yes. What a sweet man you have :)

    And that photo...amazing!

    RépondreSupprimer
  2. Oui vous trouverez, comment s'organiser et comment surtout gérer les absences;)
    Et puis quel bonheur de changer et d'avoir papa à la maison pour les enfants!

    RépondreSupprimer
  3. Comme j'aime te lire, c'est si touchant que ton homme ait pris le relais, les enfants doivent être très heureux de profiter d'un papa disponible… et c'est une chance qu'il puisse le faire, du moins un moment… ici ce serait tellement compliqué d'envisager qu'Olivier prenne ma place à la maison, même quelques semaines… j'espère malgré tout que la reprise n'est pas trop difficile pour toi… pas toujours simple de trouver la bonne organisation et le bon équilibre. Belle journée à toi.

    RépondreSupprimer
  4. ça résonne chez moi ce post parce que mon homme est à la maison pour le travail en ce moment. Au début, j'avais un regard sur tout: les courses, le linge... et puis il s'est approprié les lieux, et c'est drôle de voir comme les mêmes choses peuvent être faites de manières différentes.

    RépondreSupprimer
  5. Moi j'ai du mal à tenir ma langue quand l'homme prend les rênes de l'intendance, en relais (ce qui vu la charge horaire de son job reste plutôt rare...), alors ta sagesse m'inspire beaucoup :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. hum enfin, je raconte ça après n'avoir pas sur tenir ma langue jusqu'à là... et encore maintenant... pfff

      Supprimer
  6. C'est vrai que cela doit demander du lâcher prise, mais aussi de la confiance en l'autre... Cette façon de passer le relais, je trouve que c'est un très beau cadeau... Comme de le prendre d'ailleurs. C'est aussi un bel exemple pour les enfants.

    RépondreSupprimer