15.1.14

une année d'allaitement


(photo by Issa taken this morning)


Pour moi ce n'est ni une technique ni un sacerdoce. Juste une façon d'être simplement maman, proche de mes enfants. Comme une continuité à la grossesse, une présence régulière, une chaleur partagée et tant de douceur échangée. Je suis à mon troisième allaitement et je me sens bien chanceuse de ces trois chemins parcourus. Pour Louise, il y a presque trois ans, je n'y connaissait rien du tout. J'ai essayé, ça a fonctionné et j'ai du faire place aux biberons à mon retour au travail à ses cinq mois. A sa naissance, j'ai bien sûr douté de mes capacités à la nourrir et accepté un biberon tendu par la sage-femme de la maternité qui m'assurait que je "n'avais sans doute pas assez de lait". Par chance Louise a préféré mon sein et nous avons poursuivi le chemin.
Plus tard pour Issa, j'ai rencontré d'autres sages-femmes plus portées sur l'allaitement et j'ai repris confiance en apprenant beaucoup à leur côté. Ce partage avec Issa aura été plus long, rempli de douceur et aussi de nuits hachées qui ont certainement pesé dans l'arrêt de l'allaitement après ses un an.
Enceinte de Lili, on me demandais souvent combien de temps allais-je l'allaiter ? Et ce n'était juste pas une question pour moi. Rien de défini à l'avance, du temps pour y penser, du temps à y passer. Elle a onze mois et on y est encore. Bien sûr elle mange aussi du solide, mais le matin et le soir les tétées sont là (et aussi dans l'après-midi quand je ne suis pas au travail). Elle n'a pas l'air d'en avoir marre. Je n'en ai pas marre... c'est que tout va bien !

(Un allaitement long est pour nous, les femmes, une relation forte avec notre bébé. C'est aussi un apport nutritionnel que nous avons à contrebalancer en faisant attention à ce que nous mangeons et buvons. Boire beaucoup donc et si possible des plantes qui nous aident à allaiter... ma tisane du moment est fénugrec, fenouil et badiane, j'adore ce mélange, surtout le soir avant d'aller me coucher !)
Et vous ? vous allaitez/avez allaité/voulez allaiter ? J'attends vos conseils et expériences !



Breastfeeding is nor for me a technique, neither a priesthood. Just a simple manner of being a mother. Like a continuation of my pregnancy, a link with my baby, a regular presence, a regular heat and sweetness. Here I am, in my third breastfeeding journey, and I feel so lucky about those three experiences. For Louise, almost 13 years ago now, I only knew so few about breastfeeding. I tried, it worked out, and I was proud of my nearly five months of feeding my baby, until going back to work. When she was born, I nearly believed the midwife at the hospital saying, "oh she is crying, you may not have enough milk", and accepted a try of milk supply in a baby bottle. By chance Louise did not accepted it and I thought I may have enough milk.
Later, for Issa, I met other incredible midwifes and learnt much more about breastfeeding. And restored my self-confidence about it. This journey was much more longer, and full of peaceful  moments, as well as chopped nights, as Issa was a starving baby. Perhaps I stopped because of short nights, or perhaps because of the come back to work. I do not really remember, but this was a progressive and very soft stop, I mean, accepted by both of us.
When I was pregnant for lili, I was often asked "How long are you going to breastfeed her?". And that was not a question for me. I just said "we'll see!". She is 11 months and still breastfed. On morning and in the evening (plus afternoon when I'm not at work). She seems not tired about it. I am not tired about it. We'll see...

(Long breastfeeding is for us, women, not only a strong relationship with the baby. It is also a nutritional giving that we have to balance by taking care of what we drink and eat. I mean not eating much more, but eating much better, you probably know all that... My herbal lactogenous tea today was fenugreek + fennel + star anise, I love that mix, particularly in the evening. )
And what about you? Did you breastfeed? Will you? I'd love to read your experiences and advices for a long breastfeeding!

12 commentaires:

  1. Je viens de découvrir votre blog depuis peu...il est très frais et me rappelle petite ces bols d'air que je prenais lorsque nous allions en montagne, c'était le bonheur!!!
    Concernant l'allaitement, nous avons un peu le même parcours, j'allaite actuellement mon 3ème garçon de 22 mois, c'est une relation riche et unique à la fois ce partage. Les difficultés sont peut-être les nuits écourtées qui deviennent difficiles lorsque la fatigue se fait sentir certains jours mais je pense que cette démarche s'inscrit au plus profond des deux êtres qui la partagent. Bonne continuation d'allaitement!

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  2. Moi aussi, j'en suis...:) à mon 3ème allaitement. Pour mon ainée de 6 ans, je ne pensais n'allaiter que 3 mois et elle s'est sevrée seule à 19 mois... notre relation est unique je trouve... elle m'a sauvé du babyblues apparu peu de temps apres sa naissance, par cette proximité que permet l'allaitement. Ma cadette de 3 ans aurait pu teter jusqu'à... pas d'age, si je n'avais pas un peu forcé son sevrage à 21 mois ( on a profité de vacances dans un autre milieu pour arreter et cela s'est bien passé ). Ma dernière va sur ses 6 mois et est encore exclusivement allaitée et pour moi, c'est completement naturel, on verra jusqu'à quand... c'est vrai que les 2 ainées ont fait leur nuits tard ( était-ce vraiment du à ça ?) mais quelle relation merveilleuse en découle !
    Voilà pour mon expérience ! Amicalement,
    Delphine.

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  3. J'ai allaité mes 3 filles. La première pendant 13 mois. J'ai arrêté un peu à contre-coeur : les gens de mon entourage (hors mon mari, me demandant quand j'arrêtais d'autant que j'avais repris le travail à ses 5 mois. Je n'avais pas à cette période assez de force pour m'affirmer.
    La deuxième pendant 10 mois. Ayant peu d'écart avec sa soeur aînée, elle voyait cette dernière prendre des biberons et en voulait aussi. Je n'ai pas insisté.
    La dernière pendant 21 mois. Là, j'étais plus forte et avais plus confiance en moi. J'ai aussi pris un congé parental. Et là, ça a marché tout seul. Ni elle ni moi n'avions de lassitude. Que du bonheur!
    Je garde de merveilleux souvenirs de ces 3 allaitements, si ce n'est la pression sociale à laquelle je n'ai pas su résister la première fois.
    Bon allaitement à toi!

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  4. 4 mois pour le premier car ça me semblait naturel d'arrêter en recommançant le travail mais j'en ai pleuré, grosse frustration surtout de mon côté je pense
    8 mois pour le second qui s'est détourné du sein lors de l'alimentation, aucun regret des deux côtés, juste parfait
    13 mois pour la troisième, je suis tombée gravement malade, les médecins m'ont engueulée car j'avais perdu trop de poids et je n'avais plus aucune réserve, c'est le contrebalancement des mes allaitements, je maigris à en faire peur pourtant je mange correctement et ne me prive pas, bref, dur dur des deux côtés, au final, j'aurais du arrêter plus tôt pour ne pas avoir ce gros regret d'un allaitement arrêté par la force des choses...

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  5. We are breastfeeding! Little man is five. He nurses before bed and in the morning, although we are at day number two of not, so this may be the end, we will see. If it is, I will be sad to see it end, but as I always hoped it is on his own terms, when he is ready.

    Congratulations on your relationships with nursing, they all sound like wonderful experiences for you and your littles.

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  6. Chouette un post sur l'allaitement, ça me titille d'en écrire un sur mon blog depuis quelques temps déjà...
    Pour ma part Lili va sur ses huit mois et je n'ai qu'une seule envie continuer! Elle tête plusieurs fois par jour (environ 5 fois), mange du solide avec grand enthousiasme et fait ses nuits (20h-6h puis re-dodo jusqu'à 9h). Bref tout va bien et tant que je n'ai pas repris le travail on va continuer...
    Pourtant les débuts ont été plus que dur. J'ai accouchée dans une super maternité ("label" amie des bébés, sages-femmes et auxiliaires de puériculture ultra-compétentes en allaitement).
    C'est au bout de 15 jours que ça s'est gâtée quand Lili a été hospitalisée pour traiter un ictère et que la pédiatre de garde m'a dit que si m'a fille avait perdu du poids c'était parce que je n'avais pas assez de lait et qu'il fallait la compléter...
    Et ça a été la galère pendant un mois. Culpabiliser de ne pas être à la hauteur, ne jamais savoir si les pleurs été dus à la faim, trouver un lait pas trop dégueu..., ne pas l'habituer au biberon et tenir tête à tous qui me disaient de ne pas m'entêter, qu'il valait mieux que j'accepte...
    Alors on a fait le DAL (dispositif d'aide à la lactation) une sonde scotchée au petit doigt (en pleine nuit c'est l'extase...), le biberon spéciale allaitement mixte et les sondes scotchées sur la poitrine pour continuer à stimuler la lactation). J'ai écumé site et forum, j'ai compris que ne pas avoir de lait était un fait EXCEPTIONNEL et RARE, que la France n'était vraiment pas un pays où l'on encourageait les femmes a allaiter...
    J'en ai pleuré, bavé, on s'est beaucoup disputé et puis je suis allée voir une autre pédiatre qui devant mes grandes fiches de notes sur les quantités, les rythmes, les diminutions que je tentais jour après jour m'a proposé de tout arrêter du jour au lendemain, de revenir la semaine suivante pour contrôler son poids et depuis il n'y a plus eu un seul biberon de complément!
    Et depuis c'est le pied!
    Bref un allaitement, surtout pour le premier enfant, ce n'est pas inné (ou si mais on ne se fait tellement plus confiance que c'est dur d'écouter son propre instinct) alors courage à toutes les femmes qui veulent vivre cette aventure et surtout confiance : on a du lait, c'est allaiter qui devrait être la norme (si tant est qui doit y en avoir une) et non pas le biberon, et tant que ça nous plait pourquoi ne pas le faire (?)et en plus c'est ce qui est bon pour la santé de notre bébé.
    Bon je m'arrête là, j'en écrirais des tonnes à ce sujet.
    Bonne continuation à la petite Lili! et à la maman aussi!
    Marie
    J'ai retrouvé confiance

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  7. I breastfed my first two until they were a year old...my third child did not take the breast at all. I was sad since I felt like we would not be able to connect, but that is not so. There is a connection - mother to child and vice versa - with either the breast or bottle. :0) Thank you for sharing and for being open about your journey. mari

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  8. Tu as raison, on ne sait jamais comment va se passer un allaitement et combien de temps il va durer, justement parce que c'est une histoire à deux! En ce qui me concerne, je m'étais dit que 6 mois d'allaitement, ça serait bien; il a finalement duré 9 mois. Mon fils était intolérant au PLV, du coup, ça nous facilitait la vie... enfin, j'avais appris à vivre sans produits laitiers dans mon alimentation quotidienne...
    J'avais choisi une maternité formidable ou l'allaitement avait une vraie place: cours préparatoires, suivi et conseils, même après la sortie de la maternité... Ça aide...
    Le parcours de l'allaitement n'est pas linéaire; il évolue avec les mois, nous et notre enfant. J'ai aussi trouvé de nombreuses réponses à mes questions sur le site de la Lèche League http://www.lllfrance.org ou par l'intermédiaire de leurs animatrices... Je profite de mon commentaire pour en parler parce que cela fait partie des choses qui on embellit mon allaitement!

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  9. c'est tellement chouette! mon minus a arrêté de têter à 15 mois et c'est parce que je ne pouvais plus. Ce petit monstre était encore en demande la nuit... et du coup, j'étais crevée. Mais j'ai ADORE lui donner le sein, comme à son grand frère.

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  10. J'adore la photo d'allaitement et ton partage. Avec mes trois, j'ai eu beaucoup de mal avec ma première, sans aide et sans conseil, ce n'était pas aussi naturel que je le pensais. Donc avec le deuxième j'ai passé des heures sur internet pour tout apprendre. Ca fait un an que mon 3eme est sevré (il avait 30mois). ça me manque, mais c'est une joie de les voir grandir!

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  11. L'allaitement, c'était une évidence, un lien si doux entre nous tous...un mari qui m'a accompagné dans ce choix. Pour ma première fille, la reprise du travail et ma fatigue m'ont conduit à arrêter peu de temps après ma reprise du travail, vers 5 / 6 mois, à regret... Pour sa soeur, j'étais en congé parental, et j'ai prolongé ce moment jusqu'à un peu plus d'un an...mais ma gloutonne ne voulait plus que du solide, alors...Pour mes 2 derniers (jumeaux), je les ai allaité plus de 2 ans et c'était vraiment génial...je n'ai pas cédé à la pression de mon entourage (parents...) qui me disait que je ne pouvais plus continuer...Mais j'ai arrêté au moment où je voulais me réapproprier mon corps, même si j'étais très partagée, car j'avais aussi envie de continuer...Jean et Rafaël, eux, n'étaient pas très contents, mais finalement en quelques jours cela s'est réglé.
    En bref, de chouettes moments, et cela me manque un peu (peut-être le fait de se dire que tout cela est finit, qu'il n'y aura plus de tout petit à la maison...)

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  12. bonjour ! je découvre fraîchement ton blog, et j'ai hâte de prendre le temps d'en lire plus.
    tes mots concernant l'allaitement pourraient être les miens.
    allaiter était une évidence, je crois que je ne me suis jamais vraiment posé la question.
    la première fois pour ma fille, il y avait beaucoup de questions, de doutes, de jeunesse et peu d'aide. je l'ai allaité 4 mois.
    la deuxième fois, pour mon fils, j'ai opté pour une approche similaire à la tienne pour Lili: pas de limites. et ça a duré 10 mois ! comme toi, les nuits hachées ont eu raison de ma résistance, j'avais besoin de repos et d'indépendance, les biberons ont pris le relais.
    mais je ne regrette qu'une chose: ne pas avoir persévéré pour Lili, ne pas m'être adressée aux bonnes personnes quand je doutais.
    à bientôt !!

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